Plus de vert en ville grâce aux géodonnées : comment mettre en pratique la règle des 3-30-300 ?

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30 Octobre 2025

Par une journée d’été, la différence saute aux yeux : les rues bordées d’arbres sont plus fraîches, plus agréables et plus vivantes que les quartiers sans verdure. Ce n’est pas un hasard. Les arbres sont à la fois climatiseurs naturels, réservoirs d’eau et anti-stress urbains. Mais comment faire en sorte que chaque habitant profite de ces bienfaits ? Où la verdure manque-t-elle, et où faut-il agir en priorité ?

Des données au service d’un urbanisme plus vert

Pour répondre à ces questions, il faut plus que de la bonne volonté : des données fiables et des outils intelligents capables d’orienter la politique spatiale.
La règle des 3-30-300 offre un cadre clair, et grâce aux bonnes géodonnées, elle se traduit en indicateurs concrets qui font la différence sur le terrain.

Qu’est-ce que la règle des 3-30-300 ?

Formulée par le chercheur néerlandais Cecil Konijnendijk, cette règle propose trois indicateurs simples pour des villes plus vertes et plus saines :

  • 3 arbres visibles depuis chaque logement ;
  • au moins 30 % de couverture végétale dans le quartier ;
  • un espace vert public à maximum 300 mètres de chaque habitation.

3-30-300

La couverture végétale ne se limite pas aux arbres : toutes les formes de verdure comptent, et la végétation basse (pelouses, arbustes) compte pour moitié.
Ce cadre aide les villes et communes à cibler leurs efforts de végétalisation — précisément là où le besoin est le plus grand.

Assembler le puzzle 3-30-300

Calculer ces indicateurs pour chaque habitation est une tâche complexe. Il faut des données précises sur les arbres, les bâtiments, les parcelles et l’occupation du sol.
Or, de nombreux pouvoirs locaux ne disposent que d’une partie de ces données — souvent uniquement pour les arbres situés sur le domaine public.

GIM rassemble toutes les pièces du puzzle dans un modèle intégré.
Grâce aux données LiDAR, nous identifions la position exacte des arbres, y compris sur les terrains privés. En combinant ces données avec les informations issues de Belmap sur les bâtiments et parcelles, nous obtenons un modèle complet permettant de calculer la règle 3-30-300 pour chaque propriété en Flandre.

Le registre des arbres de GIM : une vision complète du patrimoine arboré belge

Élément essentiel de cette approche, l’inventaire des arbres constitue une base de données unique couvrant l’ensemble du territoire belge.
Grâce à une analyse LiDAR avancée et à la reconnaissance d’images par IA, ce registre identifie la position exacte et les caractéristiques de chaque arbre.

Il fournit aux autorités, urbanistes et organisations :

  • une vue d’ensemble actualisée et homogène du patrimoine arboré ;
  • une compréhension claire des structures vertes publiques et privées ;
  • une base solide pour la planification, le suivi et le reporting.

Cet inventaire est un pilier de la solution 3-30-300 et une source de données précieuse pour de nombreuses analyses environnementales, climatiques et spatiales.

3-30-300

Illustration : représentation visuelle du registre des arbres en milieu urbain

FME, le moteur de la carte 3-30-300

Sous le capot, le plateforme d’intégration FME alimente la carte 3-30-300. Elle permet de combiner aisément différents jeux de données, d’automatiser les calculs et d’afficher les résultats de manière visuelle.

Ainsi, on peut :

  • calculer le nombre d’arbres visibles depuis chaque bâtiment ;
  • vérifier si un quartier atteint le seuil de 30 % de couverture verte ;
  • contrôler la distance de 300 mètres à un espace vert accessible.

Le résultat ? Une carte claire et lisible qui montre d’un coup d’œil dans quelle mesure chaque quartier respecte les critères de la règle 3-30-300.

3-30-300

Illustration : la carte 3-30-300 indique les logements conformes et non conformes à la règle

Quels bénéfices ?

Intégrer ces résultats dans la planification urbaine donne aux concepteurs et aux pouvoirs locaux un outil puissant :

  • Action ciblée : localiser les zones où la végétalisation aura le plus d’impact ;
  • Quick wins : repérer les petites interventions à grand effet ;
  • Suivi dans le temps : mesurer les progrès et évaluer les politiques ;
  • Communication claire : expliquer les décisions et démontrer les résultats.

Avec les bonnes données et les bons outils, les autorités locales peuvent investir dans une verdure qui fait réellement la différence — pour le climat comme pour les habitants.

Prêt à rendre la verdure urbaine mesurable ?

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