Une banque de données de la signalisation routière, outil de sécurisation et de durabilité du trafic

2 Juin 2017

Selon les dernières statistiques, la Région flamande connaît tous les deux jours un accident dans lequel sont impliqués un écolier et un poids-lourd. Autre constat : la Flandre enregistre tous les ans 120 tués de la route dans des accidents dus à une vitesse excessive. Pourtant, il est parfaitement possible d’équiper les véhicules de logiciels qui dirigent le transport de marchandises vers des itinéraires plus durables et qui peuvent limiter les vitesses excessives. La composante fondamentale de ce type d’applications est disponible dès aujourd’hui : c’est la Banque de données flamande de la signalisation routière). C’est ce que font apparaître les résultats de Vebimobe, une étude effectuée par Smart Mobility en collaboration avec l’Université de Gand et GIM. Dans ce cadre, GIM a réalisé une base de données prête à servir à une gestion intelligente du trafic, et adossée à la Banque de données de la signalisation routière.

En 2008, le Gouvernement flamand a fait répertorier dans une banque de données les 1,6 millions de panneaux routiers que compte la Région. Le projet Vebimobe (« Accompagnement intelligent du trafic à partir de la banque de données de la signalisation routière ») a ensuite servi à rechercher quelles sont les contributions possibles de cette banque de données à la mise en œuvre d’une assistance intelligente à la gestion de la vitesse sur route et à la réalisation de cartes de durabilité. En outre, nous avons ensuite étudié les moyens d’enrichir et d’actualiser la banque de données à l’aide de véhicules connectés (reliés à Internet).

La Banque de données de la signalisation routière

« Vebimobe permet de montrer qu’il est possible d’actualiser la banque de données par le biais d’un système de reconnaissance des panneaux routiers intégré et de caméras intelligentes, installés dans les véhicules modernes », affirme Peter Defreyne, chef de projet chez Smart Mobility. « Selon les applications, ces capteurs peuvent être utilisés pour identifier des modifications de l’infrastructure et les communiquer à la banque de données. Ces informations permettent de réaliser des cartes de vitesse et de durabilité. »

Cartes de vitesse, cartes de durabilité

Johan De Mol, de l’UGent : « Tous les ans, sur le territoire flamand, la vitesse excessive est à l’origine de 30 % de tous les accidents de la route ayant une conséquence mortelle, et de 15 % des accidents avec blessés. En intégrant des cartes de vitesse et de durabilité dans les voitures, les conducteurs peuvent recevoir automatiquement des conseils de vitesse et des suggestions d’itinéraires durables. »

Les conseils de vitesse peuvent être fournis à titre de simple information, mais aussi donner lieu à des interventions forcées sur le moteur pour éviter les vitesses trop élevées. En outre, ces informations peuvent servir à analyser les comportements de conduite à l’intention des gestionnaires de flottes et des assureurs. Qui plus est, l’utilisation d’une carte de vitesse favorise les économies de carburant, réduit les émissions et incite à un comportement routier moins risqué.

Par l’intégration de cartes de durabilité, les transporteurs se voient proposer des itinéraires qui tiennent compte de l’existence de zones résidentielles et scolaires. Cela leur permettra, par exemple, d’éviter les implantations scolaires aux heures d’entrée et de sortie des cours.

Un rôle important pour la conduite autonome

Peter Defreyne : « D’ici 2025, la plupart des véhicules seront équipés de technologies capables de ‘lire’ la route. Pour autant que la Banque de données de la signalisation routière soit à jour, elle pourra non seulement apporter une contribution essentielle à une meilleure sécurité routière, mais aussi jour un rôle important dans l’introduction des véhicules à conduite autonome en Flandre. » De même, le projet permet de mieux comprendre quelles sont les infrastructures déjà prêtes ou restant à préparer pour ce type d’applications.

Veronique De Laet, responsable de projet chez GIM : « En exploitant la Banque de données routières, GIM a pu générer des cartes de vitesse et de durabilité qui constituent le socle de base pour une navigation durable dans les voitures de l’avenir. »

Appel « Smart Spaces »

Les partenaires entendent prolonger les résultats du projet de recherche et développer des applications concrètes pour les villes, communes et entreprises. Pour cela, ils travaillent à l’initiative « Smart Spaces ».

Le projet Vebimobe a pu être réalisé notamment grâce au soutien financier de l’Agence flamande de l’Innovation et de l’Entreprise (Agentschap Innoveren en Ondernemen).

Partenaires au projet :

GIM, UGent (Université de Gand), Volvo Car, MOW, BIVV, bpost, HR Groep, Geckomatics

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